Les sionistes croyaient qu'ils étaient proches de la concrétisation du projet du grand "Israël", jusqu'à la guerre d'octobre 1973 qui fut un tournant important dans le conflit israélo-arabe. Les deux armées syrienne et égyptienne ont tracé une épopée héroïque et historique inoubliable, et ont mis fin aux aspirations sionistes expansionnistes.
Quelques années plus tard, le régime égyptien a retiré l'Egypte du conflit avec "Israël", et ceci fut le plus grand revirement dans l'histoire du conflit. Mais Dieu a permis à l'Iran, à travers l'Imam Khomeiny, de s'introduire dans le conflit, formant ainsi le deuxième tournant historique.
La réussite d'Israël d'envahir le Liban en 1982 a ravivé son rêve d'établir le grand "Israël", mais la résistance l'a chassé d'une façon humiliante le 25 mai 2000, date de l'annonce de l'échec de la théorie du grand "Israël".
S'en est suivi le slogan du fort "Israël". Mais le déclenchement de l'intifada en Palestine a créé un sentiment de faiblesse chez les sionistes, qui ont commencé à parler de "la bataille de l'existence". Ainsi, la résistance à Gaza a chassé l'occupation. Les sionistes souhaitaient noyer Gaza en mer mais c'est Gaza qui va les faire noyer.
"Israël" a ensuite mené une guerre offensive contre le Liban en 2006 dans le but d'éliminer la résistance, mais cette dernière est restée efficace et est devenue plus forte. Israël a voulu par cette guerre restaurer sa force dissuasive perdue, mais il a perdu le reste de cette force.
Les rêves du fort Israël se sont écroulés à Maroun elRas et Bent Jbeil, et ont été complètement éliminés à Gaza en 2008.
"Israël" passe aujourd'hui par une véritable crise, la crise de l'armée invincible, du commandement, de la confiance aux institutions et à l'avenir. Il tente aujourd'hui de restaurer le tout en frappant les tambours de la guerre et en proférant des menaces quotidiennes, des menaces qui ne font peur qu'aux lâches et aux vaincus, alors que ceux qui ont expérimenté les champs de bataille, ils aspirent à la lutte pour apporter à leur nation une nouvelle victoire.
Pour contrecarrer la résistance, Israël a recours à la communauté internationale, au conseil de sécurité, à certains régimes arabes et aux murs d'acier, mais il fait plein de calculs pour un possible affrontement militaire, et pour la première fois, Israël cherche des garanties pour sa victoire dans toute prochaine guerre.
Les forces hégémoniques mondiales ont profité de leur domination pour agresser nos peuples. Elles ont occupé l'Afghanistan et l'Irak, menacé l'Iran et la Syrie, essayé de contrôler le Liban, soutenu les guerres contre le Liban et Gaza… Leur objectif était de frapper les mouvements de résistance opposés au projet de l'hégémonie qui tente d'imposer une solution à la cause palestinienne selon les conditions israélo-américaines, pour entrainer définitivement la région dans l'ère américano-sioniste.
Le titre de cette bataille était "le nouveau Moyen-Orient" dont a parlé Condolezza Rice, mais le projet de la résistance a pu effectuer des exploits historiques.
Les mouvements de résistance ont fait preuve de ténacité dans tous les champs de bataille aussi bien que dans les tentatives de liquidation et d'assassinats physiques et moraux.
Ils ont persévéré devant les pressions et les isolements. Nos peuples sont restés attachés à la culture de la dignité et de la liberté, entrainant ainsi le processus de paix dans un coma et provoquant l'écroulement du projet du nouveau Moyen-Orient, et ce, grâce à la lutte des combattants et au sang des femmes, des enfants et des vieux.
Nous pouvons au moins parler aujourd'hui de l'échec, du fiasco et du recul du projet américain, et tous ces facteurs constituent un prélude à la fin de ce projet et à la guerre contre notre nation.
Le plus merveilleux dans ces développements c'est que les victoires de la résistance ont eu lieu dans les pires circonstances arabes et internationales, dans un contexte de blocus et de trahison de la part de nos proches arabes. Nous disons ceci pour confirmer à nos peuples que le choix de la résistance est un choix réaliste, rationnel, logique et victorieux, ayant de larges horizons à survivre et non pas une simple vague de colère.
Le projet de résistance et ses mouvements ont besoin de toute forme de soutien et d'appui, surtout face à la guerre psychologique. D'autres dangers menacent également les mouvements de résistance, à leur tête la guerre de la "déformation" qui vise à porter atteinte au conscient collectif, à la crédibilité de la résistance, à la confiance de ses partisans et de sa nation en elle, et ce, en débattant de son efficacité et de ses impacts sur les sociétés malgré ses victoires tangibles, en l'accusant de commettre des crimes qui n'ont rien à voir avec la résistance, en l'accusant de vices moraux comme le trafic des drogues, en soupçonnant ses liens avec des pays régionaux comme l'Iran et la Syrie (que nous remercions continuellement pour leur soutien inconditionnel), en la qualifiant de terroriste, en l'assimilant à la culture de la mort, en l'entrainant dans des conflits internes qu'elle rejette, en faisant pression pour que les mouvements de résistance changent de priorités, en empêchant la voix de la résistance de prendre part aux congrès, et en imposant des lois injustes sur ses médias à l'instar du projet de loi américain qui veut faire taire les deux chaines Al Manar et Al Aqsa.
Je vous appelle donc à soutenir la résistance en premier lieu face à cette immense guerre psychologique qu'ils appellent "la guerre souple", une guerre qui était à l'origine de la chute de l'union soviétique comme le reconnaissent les Américains, et je vous assure que cette guerre ne nous ébranlera pas et que nous allons y faire face par tous les moyens.